Les sécheresses qui frappent régulièrement la zone sahélienne et les inondations parfois catastrophiques liées au dérèglement climatique affectent gravement les populations de l’Afrique subsaharienne. La maîtrise de l’eau est donc un enjeu géopolitique majeur.
Les ressources en eau de cette partie du continent viennent essentiellement du ciel (les pluies, qui alimentent les fleuves et rivières) et du sous-sol (les nappes). Mais elles sont incontrôlées ou mal maîtrisées : le débit des fleuves est rarement régulé, les grands barrages sont peu nombreux et parfois conflictogènes, l’irrigation à partir des puits est assez peu développée, et la technique des pluies provoquée est juridiquement mal encadrée.
En outre, depuis la Déclaration de Dublin (1992), l’eau douce potable n’est plus considérée comme un bien commun mais comme une marchandise payante, ce qui aggrave la pauvreté dans des pays où le niveau de vie est déjà très bas.
Cet exposé abordera tous ces thèmes à partir d’enquêtes de terrain dans des pays régulièrement parcourus et étudiés par le conférencier (Tchad, Niger, Burkina-Faso, Madagascar, Djibouti).
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