Dès la Monarchie de Juillet, les courtisanes défraient la chronique par leurs mœurs tapageuses, leur train de vie et leur tableau de chasse. La Païva, Marie Duplessis – la Dame au Camélias – Céleste Mogador, annoncent l’âge d’or des grandes cocottes, lionnes, biches et demi-mondaines du Second Empire. Des femmes scandaleuses, qui exercent publiquement leur métier, gèrent leurs biens, les dilapident à leur guise, et choisissent leurs clients dans les milieux les plus huppés. Les membres de la famille impériale, à commencer par Napoléon III, se disputent leurs faveurs et les partagent avec les souverains, princes, grands-ducs et autres aristocrates, banquiers et millionnaires étrangers, attirés à Paris, notamment lors des expositions universelles. La « fête impériale » bat alors son plein autour de quelques femmes, Valtesse de la Bigne, Hortense Schneider, Blanche d’Antigny, Cora Pearl… Entre réprobation et fascination, elles font la une de la presse, influencent la mode, inspirent romanciers, auteurs de théâtre et d’opéra et diffusent dans toute l’Europe un modèle dont la Nana d’Émile Zola « semble » la quintessence… En attendant les grandes horizontales de la IIIe République, Liane de Pougy, la Belle Otero ou Émilienne d’Alençon...
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